Si cela vous arrivait… 3, De retour à la maison

Vous avez été victime d’agression sexuelle au bloc opératoire. Vous voilà enfin sortie de l’hôpital. De retour à la maison, vous vous demandez s’il faudrait faire quelque chose. Si vous n’êtes pas amnésique, vous voulez peut-être tout oublier et penser à l’avenir. Si vous retrouvez les souvenirs après une période d’amnésie passagère, vous vous demandez comment vous débarrasser de ces flash-back envahissants qui vous pourrissent la vie.

Les deux premières choses les plus importantes à faire :
1) Cherchez de l’aide d’un psychologue ou d’un psychiatre. Si vous souffrez de troubles post-traumatiques, vous ne vous en sortirez pas seule. Faites établir un certificat sur votre état de souffrance psychique.
2) Ecrivez le récit des événements sur un document destiné uniquement à vous-même, et lisez-le. Même si vous ne voulez pas porter plainte, c’est important pour mettre de l’ordre dans vos idées. Si vous envisagez d’engager une procédure, imprimez ce document et lisez-le plusieurs fois. Dans le cadre d’une procédure, on vous demandera de raconter les événements d’une manière détaillée et cohérente. Si vous avez appris votre récit par cœur, cela vous aidera par la suite. En plus, vous serez amenée à lire et à commenter des documents écrits par le tribunal ou par la partie adverse. Le choc sera moins rude si vous vous préparez mentalement.

Si vous décidez de ne pas porter plainte, c’est votre choix, personne n’a le droit de le critiquer.
Si vous voulez réagir, mais vous n’avez pas le courage d’entamer de procédure, écrivez au moins une lettre recommandée à l’établissement pour dénoncer votre agresseur. Le texte doit être bref, et dépourvu d’émotion. Vous obtiendrez peut-être une réponse, même si ce n’est pas garanti. Vous serez éventuellement invitée à une réunion de médiation, mais ce n’est pas systématique.

Si vous envisagez une procédure, allez voir un avocat, ou si vous n’en avez pas les moyens dans l’immédiat, contactez une association d’aide aux victimes ou une permanence juridique.

Il y a aussi certaines choses à ne pas faire. Si vous échangez des messages sur les forums de discussion ou les réseaux sociaux, ne mentionnez pas le nom de l’établissement ou de l’agresseur, et ne faites surtout pas d’appel à témoin nominatif. C’est considéré comme de la diffamation, même lorsque les faits sont avérés, et cela se retournera contre vous.

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