Joyeux 13 mars !

Aujourd’hui, le 13 mars 2014, nous célébrons le 25ème anniversaire du Web. J’étais en dernière classe de collège quand le Web a vu le jour ! Autrement dit, je suis vieille (rires)… J’ai remarqué que les jeunes d’aujourd’hui confondent Internet et Web, comme si c’était des synonymes. En fait, Internet existe depuis les années 70 (désolée, je ne me souviens plus des dates précises). Au début, c’était une messagerie informatique destinée aux militaires, ensuite aux universités et aux grandes écoles, avant de s’ouvrir progressivement au grand public.
Dans les années 80, j’avais déjà appris les bases de l’informatique : MS-DOS de Microsoft à l’école, et l’univers Apple Macintosh à la maison. C’était d’ailleurs les premiers ordinateurs qui utilisaient une interface graphique avec icones et souris. A l’époque, une connexion au réseau était encore trop coûteuse pour les particuliers.
Je me souviens encore de ma première connexion à Internet. C’était à la fac en Finlande en 1992. On avait deux salles informatiques avec une douzaine de postes. Le système d’exploitation était Unix ou Sun, il y avait deux serveurs. Au tout début, on n’avait même pas d’interface graphique, seulement du texte sur un fond noir, et il fallait déplacer le curseur avec les flèches et appuyer sur Enter, puis taper des commandes, un peu comme on faisait sous MS-DOS. Internet sans Web, c’était quoi ?! Il y avait la messagerie, avec une adresse personnelle du même format qu’aujourd’hui, et des « newsgroups » pour échanger des infos et des idées. Les utilisateurs étaient essentiellement des étudiants et des chercheurs, surtout en Europe du Nord, aux US et en Australie. Les discussions ressemblaient beaucoup à ceux qu’on voit aujourd’hui sur les forums : parfois constructifs, souvent animés, sur des sujet allant du plus futile au plus sérieux. C’était passionnant, même si c’était vraiment l’ère préhistorique du réseau !
Au cours des années 90, j’ai ensuite découvert le vrai Web, avec l’adresse « www » et les liens hypertextes. Le coût a baissé progressivement, et la connexion individuelle est devenue accessible au commun des mortels. J’ai eu mon premier modem en -97, je me souviens encore du bip-bip-brrrrr. C’était les bons vieux temps ! J’ai participé à des forums littéraires en direct, j’ai également fait des rencontres intéressantes. J’ai même rencontré mon mari sur AOL ! Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent connaître… !
J’ai beaucoup utilisé le Web dans mon travail, et j’ai même travaillé un temps dans une start-up, à l’époque du premier boom internet. Ensuite, quand j’ai arrêté de travailler pour m’occuper de mes enfants, je suis restée connectée au monde grâce au web.
Aujourd’hui, l’accès au web est devenu un enjeu majeur pour la démocratie et les droits de l’Homme. C’est particulièrement vrai dans les pays émergents, et dans les pays qui sont encore dans la dictature. Quant à nous, les citoyens des pays riches, nous avons l’immense chance de publier nos idées sur ce qu’on appelle aujourd’hui les blogs.
Dans la situation où je suis (et attention, je suis consciente que mes problèmes perso sont très dérisoires comparés à ceux que connaissent les habitants des pays pauvres !), les échanges virtuels m’ont beaucoup apporté. En cherchant un peu, j’ai réussi à me mettre en contact avec d’autres victimes. Grâce à ce merveilleux outil qu’est le blog, je peux publier sous couvert d’anonymat (ou plutôt de pseudonymat, ce n’est pas tout à fait la même chose) ce que je veux, quand je veux. C’est un immense avantage par rapport à la presse. En effet, je n’ai jamais eu envie de médiatiser mon affaire par le biais de la presse traditionnelle. Je pense que si un journaliste de la presse régionale écrivait quelques lignes sur cette affaire, ça serait forcément très réduit et déformé. Il y aurait peut-être un petit scandale, mes adversaires donneraient leur version aussi, avec toujours les mêmes mensonges, et après quelques heures de buzz et de grandes émotions, tout se solderait par des réflexions de café du commerce sur les comptoirs des bars du coin. C’est donc précisément le contraire de ce que je veux.
Ce que je veux, moi, en tant que victime, c’est de contribuer avec ma petite expérience personnelle à une réflexion de fond sur notre façon d’aborder la maternité. J’ai aussi envie d’échanger sur mon expérience de justiciable, car depuis le début des procédures, j’ai été choquée par le décalage entre les stéréotypes de l’opinion publique et la réalité de la Justice. Sur ces sujets, j’ai encore beaucoup de choses à dire. Merci WordPress, merci mes lecteurs !!!

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