Je soutiens les victimes du « gynécologue d’Alès »

http://www.midilibre.fr/2014/03/05/ales-le-gyneco-sanctionne,830484.php

D’abord, il y a eu l’affaire très médiatisée du célèbre Dr Hazout. C’est peut-être cette prise de conscience qui a permis à d’autres victimes dans d’autres villes, de trouver le courage de s’exprimer. Début 2014, la presse a publié quelques articles sur les agissements d’un gynécologue qui exerce à Alès (je précise, je ne suis pas concernée par cette affaire, et je n’ai jamais habité ni consulté de médecin dans cette ville). Les victimes avaient même ouvert une page Facebook, qui apparemment n’existe plus. Grâce à ces sources, nous avons appris que ce praticien a eu des propos et des gestes déplacés, voire même des relations sexuelles, avec plusieurs de ses patientes. Les témoignages allaient de l’anecdotique au plus grave. Finalement, deux personnes ont porté plainte auprès du procureur et du conseil départemental de l’ordre des médecins.

Selon le dernier article du Midi Libre, l’instance disciplinaire régionale de l’ordre des médecins a rendu son verdict : un blâme pour «manquement aux dispositions du Code de la Santé Publique ». Cela peut paraître léger pour ceux qui ne connaissent pas le déroulement d’une procédure disciplinaire. Ici, les plaignantes ont quand même la chance d’avoir des preuves sous forme d’aveux, certes partiels. Le médecin avoue avoir eu des rapports sexuels avec ses patientes dans son cabinet ; seulement il prétend qu’il s’agit de relations consenties.

Et là, nous avons encore droit à quelques approximations, comme seuls les journalistes savent faire.

« Un dossier qui devrait comporter plusieurs rounds ». Euh, comment ça, des « rounds » ? Après la décision de la première instance, l’une ou les deux parties peuvent faire appel, dans un délai d’un mois. Est-ce le cas ? La même affaire sera aussi traité devant une juridiction pénale, par contre là il ne s’agit plus d’un « round » supplémentaire, mais d’une tout autre procédure.

« Le médecin… a décidé de poursuivre, pour dénonciation calomnieuse, devant le tribunal correctionnel d’Alès, les deux victimes présumées qui ont porté plainte contre lui. » J’adore ce style de coquilles ! Le médecin a plutôt porté plainte pour dénonciation calomnieuse, c’est ce qui arrive d’ailleurs souvent dans les affaires d’agression sexuelle. Mais ce n’est pas lui qui décide de poursuites. Il n’y a que le procureur qui poursuit ! Et seulement une fois que toutes les personnes concernées ont été interrogées dans le cadre de l’enquête préliminaire.

Il y aura une audience au tribunal correctionnel le 16 mai. A suivre…

Je souhaite bon courage aux plaignantes. Ne baissez pas les bras ! Je pense bien à vous !

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