La procédure civile : la suite et peut-être la fin ?

Hier, c’était la date prévue de l’audience du tribunal civil. Une fois de plus, l’audience n’a pas pu se tenir. A vrai dire, cela m’est égal. Depuis le temps que l’affaire traîne, que je me suis habituée à cette éternelle attente. Je ne suis même plus pressée de voir de jugement, car je suis sûre que la décision sera défavorable.

Pour résumer un peu cette longue histoire…
Je mets en route la procédure civile avec mon premier avocat, en même temps que les autres procédures.
Je passe une expertise, que j’ai racontée dans l’un de mes précédents billets.
https://blondepulpeuse.wordpress.com/2014/01/09/lexpertise/
Le rapport et mes observations sont transmis au tribunal… Ensuite, mon premier avocat est décédé. Entre temps les procédures ordinale et pénale avancent lentement.
Je trouve un nouvel avocat, à qui je confie la suite de mon affaire.

Lors de notre premier entretien, il remarque la même chose que j’avais déjà remarquée au début : l’expert que le tribunal avait désigné n’est pas compétent. Dans cette affaire, il n’est pas question de la technique opératoire ou de séquelles physiques. Il s’agit de séquelles psychiques, qui résultent des faits qui ne laissent pas de trace matérielle. Dans ces cas, les tribunaux désignent généralement un expert psychiatre, dont la mission est de se prononcer sur l’état mental de la plaignante, sur sa crédibilité. Ici, bizarrement ce n’est pas le cas. Je dois demander un complément d’expertise. Pour appuyer cette nouvelle demande, j’aurai besoin d’un nouveau rapport médical. L’avocat m’envoie vers un médecin spécialiste de la victimologie.

J’obtiens un rendez-vous pour la fin des vacances d’été. Je traverse la ville pour me rendre au cabinet médical avec mes deux plus jeunes enfants. C’est le jour de leur anniversaire ! Tiplouf reste dans la salle d’attente avec la secrétaire, il fait un dessin avec un gâteau d’anniversaire. Couafarel peut venir avec moi, il ne comprend pas encore. L’entretien dure une heure, le médecin prend des notes, et commente aussi le rapport d’expertise. Selon lui, je souffre bel et bien d’un stress post-traumatique, non pas d’une psychose. Ouf !

Quelques semaines plus tard, je reçois le nouveau rapport, et mon avocat remet la procédure en route. La date de l’audience est reportée deux fois : Dr VieuxPépère est parti sans laisser d’adresse, abandonnant aussi son avocat. Les lettres d’assignation n’arrivent pas au destinataire. Finalement un nouveau cabinet prend en charge la défense du vieux gynéco, et l’audience a enfin lieu, un an après la première assignation. Peu après, le verdict tombe. Le complément d’expertise est refusé. Je suis déçue. Je fais appel à cette ordonnance, mais je dois d’ores et déjà soumettre le fond de l’affaire au jugement sans l’avis d’un expert psychiatre. On me donne même une date pour l’audience… et depuis, je n’ai pas de nouvelles.

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